Ca plane pour moi

Ca y est, nous sommes à Cusco, à 3400 mètres d’altitude . Dés que nous posons les pieds sur cette terre andine, le manque d’oxygène se fait sentir. Je commence à avoir une sensation de suffocation, je vais m’envoler, je plane. J’ai beaucoup lu sur cette ville tellement convoitée par les touristes et je me méfie donc. Mais ceci, c’était avant d’arpenter les rues de Cusco, tellement familières, une superbe architecture mixée dont les maisons des conquistadors espagnols ont été construites sur les fondations incas.

Les gens s’y sentent bien, sont heureux ici, ça se voit . Ils prennent le temps de regarder, de rire, de se poser, de s’enlacer …. Ils sont cool, c’est ça, cool, comme diraient mes amis anglo-saxons. Cette atmosphère nous enveloppe tout de suite, nous nous sentons chez nous. Malgré l’affluence de nombreux backpackers, la ville ne perd en rien de son charme qui opère encore une fois par sa mixité et sa tolérance. On ne sent aucune animosité envers les touristes, je dirai même une certaine bienveillance; peut être me trompe-je. Petits boui-boui péruviens se mêlent naturellement aux restaurants conçus pour une population occidentale vegan. Nous ne rechignerons pas d’ailleurs et succomberons à cette délicieuse tendance que j’évitais par snobisme . Le restaurant s’appelle Green Point si un jour vous allez à Cusco, il est incontournable. J’y rencontre d’ailleurs un quatrième signe du destin mais ça sera pour un autre article.

Les enfants et leur papa n’ont pas l’air de souffrir de ce manque d’oxygène même si l’on sent qu’ils se fatiguent plus vite. Personnellement, cette expérience me donne un avant goût de l’aube de mes 80 ans… Quelques pas seulement auront eu raison de moi. Nous nous écroulons.

Au réveil, nous errons dans les rues du quartier branché de San Blas, du centre historique. C’est décidé, nous fêterons Noël ici et aussi le Nouvel An. Yes!

Nous resterons 15 jours à visiter cette ville et ses environs et nous sommes ravis de nous poser un peu, ou tout du moins, nous sommes ravis à l’idée de nous poser un peu, surtout les enfants d’ailleurs.

Dans un premier temps, ce sera la découverte de la Vallée Sacrée ou la Vallée Urubamba, son superbe fleuve. Jusqu’à présent, dans mon imaginaire, la Vallée Sacrée ,  c’était avant tout ça!

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Un rêve vite esseulé car une nuit pour une personne s’élevé à 500 $.

Nous découvrons une nature enivrante, verdoyante, un Etretat andin.

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Nous passerons deux jours pleins à visiter cette vallée qui fut si faste il y a seulement 500 ans et que nous visiterons accompagnés de notre super chauffeur et guide mario bross. Les vestiges de cette civilisation sont fascinants, même pour les personnes qui ne s’intéressent pas particulièrement à la culture ou à l’histoire. Je ne fais allusion à personne en particulier. Je vous laisse juge 🙂

Nous commençons la route qui est vallonée et verdoyante. C’est assez surprenant. Ca me rappelle notre petite échappée en amoureux en Suisse à Locarno où nous étions ébahis par cette nature pure et ses vallons à perte de vue.

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L’ Urumbamba est scintillant, marron tel le Mékong mais bien plus escarpé. C’est dans cette vallée fertile, à deux pas de leur capitale, Cusco, que les Incas ont exploité ces terres considérées sacrées, représentant la Voie lactée terrestre. Nous découvrirons beaucoup de vestiges liés à l’agriculture mais aussi de nombreux lieux religieux et militaires. Les eucalyptus bordent notre route et nous rappellent à notre sacro sainte baume du tigre. L’air est chaud et humide, le soleil est au rendez vous.

Petite halte afin de faire un coucou à de jolis lamas avec un musée qui leur est consacré . Les enfants sont aux anges. On découvre entre autre que le lama est un animal sacré pour les Incas et qu’il est un des animaux éligibles aux sacrifices, plus particulièrement les mâles noirs car ils sont plus purs. Et là ça fait tilt. Pourquoi privilégie-t’on les jeunes femmes nobles pour les sacrifices Incas et les lamas mâles ? Faudrait qu’un Inca vienne m’expliquer ça.

Bref, nous nous dirigeons vers le village coloré de Pisac et ses terrasses agricoles suivant l’arrondi de la montagne, ses constructions militaires et religieuses. On pense que Pisac a été construit comme avant poste de défense de l’entrée de la Vallée Sacrée. Un petit bijou. Nous imaginons ce poste militaire inca vivre, son grand prêtre, ses agriculteurs. C’est vraiment chouette. Nous montons Lucas et moi et sommes fiers, là tout en haut!

C’est aussi là, que nous découvrons le « choqlo con queso » qui est un succulent maïs maous costaud servi avec un peu de sel et un petit bout de chèvre caoutchouteux mais qui je l’avoue, me plait beaucoup. Une vraie découverte pour toute la famille qui nous accompagnera tout au long de notre voyage au Pérou. Le village colonial de Pisac est également connu pour son marche coloré artisanal où l’on peut trouver toute sorte de vêtements en alpaga (je ne peux m empêcher de penser à OSS 117 à chaque fois que je prononce ce mot) , des trousses, des bonnets péruviens etc… C’est joli, coloré mais très touristique.

Nous reprenons la route avec notre ami Mario qui nous emmène vers les ruines d’ Ollantaytambo. Il s’agit d’une forteresse Inca où il y a eu de nombreuses batailles entre Incas et conquistadors. Ce site est magique, fait face à un panorama à couper le souffle.

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Nous déjeunerons dans ce village qui est charmant. Je regrette d’ailleurs de ne pas y être restée une nuit car son ambiance a l’air particulière et chaleureuse.

La dernière étape de cette belle journée est le village de Chinchero où l’on retrouve cette fois-ci des terrasses à angle droit. On se perd dans les ruelles du village qui est solennel et où règne une certaine mélancolie et pauvreté. Pourtant il est beau. Je ne saurai comment l’exprimer mais ce village me touche. Il est tel un village fantôme où nous ne croiserons vie humaine que tout en haut sur la grande place des festivités incas où des femmes en habits traditionnnels tissent devant nous ces nappes colorées et moroses à la fois. Nous prenons des chemins différents sans un mot et je retrouverai Errol ému aux larmes après avoir visité cette petite église intacte qui représente si bien ce mélange de croyances incas et catholique. De mon côté, je retiendrai cette vierge marie opulente, qui brille de mille feux et ces lys blancs par milliers. Ce lieu est mystique et nous y sommes restés un moment.

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Le lendemain, nous sommes toujours escortés par ces majestueux eucalyptus jusqu’au salines de Maras. Ces salines naturelles datent du temps pré-inca et sont liées à un ruisseau saturé en chlorures de sodium. Il y a plus de 4000 salines et nous pouvons observer des petites mamies en tenue traditionnelle porter des sacs de sel sur leur dos qu’ elles iront vendre au marché.

Lucas s’empresse de se faire une petite collection de sels de plusieurs salines afin de les goûter et d’en savourer chaque subtilité. Sacré lulu!

Moray fait face à la Cordillère des Andes. Cette cordillère tant fantasmée est majestueuse devant nous et en effet, elle est unique.

Nous arrivons devant ce laboratoire agricole où les Incas faisaient pousser toutes sortes de légumes afin d’obtenir les meilleures exploitations possibles. Chaque terrasse représente un climat particulier et ainsi les Incas optimisaient leurs plantations.

Ce site, au-delà de son histoire fabuleuse, nous inspirera un tas ci-dessous en image !

La Valle Sagrado aura été un beau voyage dans le temps et nous ne pouvons que trépigner à l’idée de découvrir le graal, le mystique Machu Picchu (vieille montagne).

On vous embrasse bien fort !!!

Sinoun

4 thoughts on “Ca plane pour moi

  1. Aurelie 2 January 2017 / 23 h 02 min

    Que du bonheur de vous voir si heureux!
    Les photos sont magnifiques, les vidéos tres tres sympas (j aime beaucoup le pogo familial réalisé au sol) et le récit, un plaisir à lire!
    Hâte de lire le prochain post!
    Et comme on dit chez vous “Allin Wata”! 🎆🥂🍾🎉🎊🎈

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    • levoyagedeluma 4 January 2017 / 12 h 46 min

      Salut Aurélie! Toujours sympa de lire tes commentaires. Et je vois qu’ils n’apparaissent qu’une fois! bravo! Très bonne année!
      Errol

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  2. Seb ( Et mardy leïto leena tï mani 3 January 2017 / 7 h 21 min

    Toujours un plaisir de vous lire , quel bonheur j’imagine de découvrir pas à pas toute ses merveilles … accompagnes des enfants !!! Savourez profitez et faites nous encore voyager biz à tout les quatres bonne annee 🙏

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    • levoyagedeluma 4 January 2017 / 12 h 47 min

      Merci Seb! Très bonne année à vous 5! On vous embrasse bien fort.
      Errol

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