Copa, Copabanana!

Quel plaisir de retrouver un peu de confort à Copabanana, comme l’appelle les enfants. Nous venons d’arriver et déjà nous nous sentons comme dans une bulle, un havre de paix. Nous dégustons une truite sortie tout droit du lac Titicaca dans la rue avec de nombreux boliviens. Cette petite dame qui de manière indéniable remporte un franc succès, propose 2 plats (une omelette de ce fromage caoutchouteux dont je raffole sur un lit de riz avec une petite sauce concassée de tomates et d’oignons ou une truite agrémentée des mêmes accompagnements). Nous nous régalons avec nos gros sacs sur le dos et je mange avec les doigts. Les enfants ne tardent pas à en faire de même. Errol restera digne, un être évolué.

L’hôtel la Cupula est un peu plus haut. Nous grimpons sans trop grande difficulté car nous sommes maintenant bien rodés avec l’altitude. Copacabana est à 3900m d’altitude. Les enfants se disputent, ils hurlent. Ca commence bien pour négocier une chambre. Nous découvrons un petit jardin bien aménagé avec une petite maison en bois, deux alpagas assez costauds, un cochon ainsi que quelques chiens et chats qui sont les joyeux habitants de cet endroit qui est gai, léger et drôle. Il reste seulement une suite avec 2 lits double. Banco ! Les constructions sont toutes en rondeurs et culminent juste au dessus du lac qui est tout de même mystique, ne serait ce que par son nom. La légende dit que le premier roi inca serait sorti des eaux du lac. Nous sautons de joie lorsque nous découvrons cette suite propre, spacieuse, avec sa douche et ses toilettes que nous ne partagerons pas !! Non, non, non! Des toilettes rien que pour nous. Quel luxe!

Nous restons là dans les hamacs, au soleil (ça faisait longtemps que nous attendions ce soleil car nous sommes en pleine saison des pluies et nous avons plutôt froid depuis le  début du voyage… ) , nous nous dévêtons et nous nous endormons. 

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Cette halte sera faite de douceur, de lenteur, nous prenons notre temps, nous paressons. Nous irons à la plage avec les enfants, pédalo and co. Manon gagnera encore au Uno contre des garçons boliviens d’environ 10 ans sur la plage! On rira bien ! Ç est fou comme le Uno est universel et plait au plus grand nombre ! 

Nous boirons des petites caipi et les enfants du coca , la déchéance totale. 

Manon se fera littéralement poursuivre par un alpaga super imposant qui lui sautera dessus en l’écrasant d’un coup d’un seul, comme une crêpe. Elle sera sonnée et pétrifiée. Je volerai à son secours. Il ne voulait en réalité que jouer avec elle, comme il en a l’habitude avec les petits chiens de l’hôtel. 

La patron nous régalera de succulentes glaces afin nous remettre de nos émotions. 

Nous retournons le voir et le caresser. Ca y est nous avons fait la paix.! 

Quelques jours passent. Nous nous rendons sur l’île la Isla del sol qui est une petite parenthèse enchantée sous la pluie ! Nous nous lançons pour une randonnée de 10 kms traversant l’île du nord au sud. Je raconte la vie de la famille aux enfants , leurs naissances, les anecdotes de lorsqu’ils étaient bébés afin de les tenir en haleine ! Ca marche du tonnerre ! Ils en redemandent…

Lucas va courir sur la caillasse et faire un vol plané assez impressionnant d’ailleurs. il pleurera un peu et très vite, un petit bolivien d’environ 6 ans se précipitera vers lui et lui donnera son Bateau en papier qu’il tenait dans les mains afin de le réconforter. Ce geste sans sourciller, sans aucune hésitation, nous laissera tous tous bouche bée. Lucas lui tendra sa grue en origami en retour… Ces instants furtifs restent gravés dans notre mémoire et nous réchauffent le coeur.C’est un peu gnangnan mais tellement vrai.

Lucas adore l’origami qui occupe une place importante dans notre voyage (on ne le savait d’ailleurs pas aussi piqué). Lucas nouera souvent le contact avec de nombreuses personnes par ce biais là. C’est chouette. Le petit est ravi et montre fièrement sa grue à sa maman. 

La nuit sera fraiche dans un “hôtel” sans eau courante, sans électricité mais malgré tout douillet avec ses petits lits sculptés en bois et faits main, ses couvertures en alpaga tissées et colorées. Nous nous blottirons les uns contre les autres et écouteront le tonnerre se déchaîner et la pluie déferler avec fougue.  Nous nous endormons, grelotant, bercés par ce chaos extérieur.   

Cette île est belle et authentique. les boliviens ne sont pas particulièrement avenants , ils sourient peu, ne se saluent pas mais je ne sais pas pourquoi, j’ai un vrai coup de cœur pour ce pays et ses habitants que je découvre pourtant à peine. On sent une vraie tradition encore ancrée. 

Hâte de découvrir davantage le pays. Direction La Paz. 

Sinoun

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