Uyuni ou le désert qui rend euphorique!

Ç’est une étape que nous attendons de pied ferme. C’est un rêve qui devient réalité. Le salar d’Uyuni. Un endroit unique, féerique, sorti du temps.

Nous atterrissons de nuit de La Paz à Uyuni et déjà, j’aperçois la lune et sa jumelle devant lesquelles je m’émerveille. Je n’ai pas tout de suite compris mais nous sommes en pleine saison des pluies et le ciel se reflète entièrement dans ce désert infini.

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Nous fuyons cette saison des pluies, ce qui écourtera d’ailleurs notre découverte de la Bolivie à mon grand regret. Mais c’est cette même saison des pluies qui nous ravira au salar et ça, on ne le savait pas . 

Nous passerons 3 jours pleins et deux nuits dans ce parc naturel fantastique qui regorge de beaucoup d’autres joyaux. 

Après avoir passé une nuit dans un motel douteux avec des puces de lit, super cher en plus, à Uyuni, ville western au milieu du désert, nous montons tous les 4 dans une énorme jeep avec un jeune couple de hollandais qui ne cachent pas leur joie quand ils découvrent leurs colocataires pendant ces quelques jours. Ç’est toujours un peu, qui va se taper la famille????  

J’ai 20 ans et je retrouve cette sensation d’aventures, de découvertes faites de rencontres intenses et éphémères dans une ambiance festive et souvent, ne nous le cachons pas, alcoolisée. Mais cette fois-ci, ce sera avec nos deux fabuleux bambins. 

Nous serons 3 jeeps à nous suivre pendant toute la durée du périple. 

Luis , notre guide, chauffeur ne déroge pas à la règle et est plutôt sobre voire solennel, il parle peu. Il est tout petit mais il fonce sur ce terrain hostile. D’ailleurs tellement hostile, qu’après quelques heures nous nous embourbons. Nous sommes coincés. Manon reste dans la voiture avec Sanna et Michael, hilare, quant à Lulu, il a peur que nous restions coincés là au milieu de nul part pour l’éternité. 

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Ho hisse, ho hisse , on finit par y arriver et par sortir de ce fossé ! Ouf ! Changement de roue crevée et ç’est reparti. Direction les locomotives anglaises datant des années 30 qui transportaient l’argent exploité dans les minerais aux alentours et qui ont été laissées à l’abandon au beau milieu du désert au profit des camions.

Ce paysage est complètement daliesque. J’adore !

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Le salar représente 1/3 des réserves de lithium de la planète grâce à la disparition du lac préhistorique Tauca qui a donné naissance à la croûte de sel. Il est prévu dans 5 ans de construire une ville dédiée à l’exploitation du lithium, à cet endroit même.

Nous ressautons dans notre jeep et c’est parti pour de nouvelles aventures. 

Les paysages oscillent entre désert, roches qui datent de la préhistoire, lacs remplis de flamands roses, lagunes, volcans … Nous nous émerveillons sans cesse. 

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Au fur et à mesure des haltes, nous faisons connaissance avec le reste du groupe qui est juste top! Deux anglaises de 18 ans en mode Thelma et Louise, deux potes danois qui font le poirier au bout des falaises, complètement siphonnés du carafon, un couple de suisse polyglotte super sympa et rencontré auparavant au Machu Picchu, un solitaire suisse, réservé, mais qui gagne à être connu pour lequel Lucas développera une passion que l’on ne pourra qualifier de réciproque mais il restera poli et cordial. J’ai une théorie comme quoi les QI supérieurement élevés se reconnaissent entre eux et s’attirent. Non? Bon ça va, ça va. Je ne suis qu’une simple maman après tout. Bref, une réelle alchimie s’est opérée dans ce groupe aux multiples nationalités et on a entamé une franche rigolade qui ne s’est pas arrêtée. 

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Puis, les dunes disparaissent, les roches aussi, la faune et la flore deviennent inexistants, c’est plat, plat, plat, à n’en plus finir. Je me retourne, toujours plat. Du plat à perte de vue. C’est une première et c’est dingue et surtout quand ce plat reflète le ciel! 

Wouaouuuuuu! 

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Je me sens un peu comme dans une soirée mousse. Mon côté enfantin reprend le dessus et j’ai juste envie de sauter comme une puce. C’est d’ailleurs ce que je fais en enfilant mon costume de maman parfaite qui joue et saute dans les flaques avec ses enfants. 

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On s’éclate, on court, on fait la course, on saute puis, nous vivrons un petit drame familial au milieu de ce paysage époustouflant …. Lucas s’en va, Manon le suit en pleurant, Errol suit Lucas puis je suivrai Errol! On n’épiloguera pas sur le sujet et j’avoue ne plus vraiment me souvenir de l’épicentre de ce drame. 

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Nos amis hollandais seront coopératifs et charmants comme tout du long de notre voyage. 

Nous arrivons dans notre hôtel au détour d’un volcan et nous jouerons au foot avec David, Edwin et Roberto ( 5,7 et 9 ans ) . Puis nous coucherons les enfants et nous festoierons! 

Le lendemain, c’est dur dur mais nous posons nos fesses dans une voiture. Ca ira. La journée sera ponctuée de nombreux volcans, de lacs, de flamands roses. Nous déjeunons au milieu du désert. L’après midi nous montons jusqu’à plus de 5000 mètres et observons les geysers. Le soir, nous nous baignons en famille dans des sources d’eau chaude au coucher du soleil. Un moment à part. Puis nous irons sagement nous coucher pendant que le reste du groupe fera la fête jusque 3 heures du mat, peu frais…

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Le dernier jour, nous croisons nos amis Les Palathéo en pleine région sud Lipez. C’est dingue. 

Finalement le monde est petit pour les personnes qui voyagent pendant plusieurs mois voire plusieurs années. Nous nous donnons rendez-vous à Iguazu. 

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Voici la fin d’une page qui se tourne , nous nous disons tous au revoir difficilement. Nos chemins se quittent mais c’était fort de vivre ces quelques jours ensemble. 

Nous prenons le bus pour le Chili, San Pedro de Atacama.

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Adieu Uyuni mais aussi le froid, le vent, l’altitude et la pluie ? 

On vous embrasse !

 Sinoun.

Se mettre à la Paz!

La Paz est un grand amphithéâtre construit sur la montagne, la ville se situe à 3700 m d’altitude avec des points culminants à 5000 m pour les quartiers très pauvres del Alto au Nord de la ville. La ville compte 2 millions d’habitants, beaucoup de voitures et parfois même des voitures très spéciales!

Nous arrivons à notre Bed&Breakfast, j’ai eu l’info un peu plus tôt par notre chauffeur de bus que La Paz accueille le départ de la 7ème étape du Dakar ;), je me renseigne à la réception du B&B et l’on m’indique que le départ commence demain à 4h30 avec les motos…Ok, j’y serai!

Je m’éclipse à 4h du mat, direction le Dakar! Quelques passionnés sont au bord de la route, les motos passent une à une, quel trip cela doit être de se faire une étape La Paz – Uyuni en moto!

La Paz est l’occasion de se poser un peu, de faire du sport, nous irons chacun à notre tour, Sinoun et moi dans une salle de sport dernier cri, cela sera d’ailleurs gratuit pour elle et payant pour moi!

Les enfants profitent d’un square à côté de notre B&B pour tester les aires de jeux boliviennes et tentent de baragouiner quelques mots en espagnol avec les copains. L’espagnol est au programme de Lulu cette année!

Et bien sûr, nous prenons le téléphérique, sans les skis, pour admirer la ville.

Cet intermède urbain nous à fait du bien. Direction Uyuni et son désert de sel!

Ci-dessous, ce que nous avons dû ingurgiter pour éliminer l’heure de sport 😉 Si si!

Errol

Copa, Copabanana!

Quel plaisir de retrouver un peu de confort à Copabanana, comme l’appelle les enfants. Nous venons d’arriver et déjà nous nous sentons comme dans une bulle, un havre de paix. Nous dégustons une truite sortie tout droit du lac Titicaca dans la rue avec de nombreux boliviens. Cette petite dame qui de manière indéniable remporte un franc succès, propose 2 plats (une omelette de ce fromage caoutchouteux dont je raffole sur un lit de riz avec une petite sauce concassée de tomates et d’oignons ou une truite agrémentée des mêmes accompagnements). Nous nous régalons avec nos gros sacs sur le dos et je mange avec les doigts. Les enfants ne tardent pas à en faire de même. Errol restera digne, un être évolué.

L’hôtel la Cupula est un peu plus haut. Nous grimpons sans trop grande difficulté car nous sommes maintenant bien rodés avec l’altitude. Copacabana est à 3900m d’altitude. Les enfants se disputent, ils hurlent. Ca commence bien pour négocier une chambre. Nous découvrons un petit jardin bien aménagé avec une petite maison en bois, deux alpagas assez costauds, un cochon ainsi que quelques chiens et chats qui sont les joyeux habitants de cet endroit qui est gai, léger et drôle. Il reste seulement une suite avec 2 lits double. Banco ! Les constructions sont toutes en rondeurs et culminent juste au dessus du lac qui est tout de même mystique, ne serait ce que par son nom. La légende dit que le premier roi inca serait sorti des eaux du lac. Nous sautons de joie lorsque nous découvrons cette suite propre, spacieuse, avec sa douche et ses toilettes que nous ne partagerons pas !! Non, non, non! Des toilettes rien que pour nous. Quel luxe!

Nous restons là dans les hamacs, au soleil (ça faisait longtemps que nous attendions ce soleil car nous sommes en pleine saison des pluies et nous avons plutôt froid depuis le  début du voyage… ) , nous nous dévêtons et nous nous endormons. 

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Cette halte sera faite de douceur, de lenteur, nous prenons notre temps, nous paressons. Nous irons à la plage avec les enfants, pédalo and co. Manon gagnera encore au Uno contre des garçons boliviens d’environ 10 ans sur la plage! On rira bien ! Ç est fou comme le Uno est universel et plait au plus grand nombre ! 

Nous boirons des petites caipi et les enfants du coca , la déchéance totale. 

Manon se fera littéralement poursuivre par un alpaga super imposant qui lui sautera dessus en l’écrasant d’un coup d’un seul, comme une crêpe. Elle sera sonnée et pétrifiée. Je volerai à son secours. Il ne voulait en réalité que jouer avec elle, comme il en a l’habitude avec les petits chiens de l’hôtel. 

La patron nous régalera de succulentes glaces afin nous remettre de nos émotions. 

Nous retournons le voir et le caresser. Ca y est nous avons fait la paix.! 

Quelques jours passent. Nous nous rendons sur l’île la Isla del sol qui est une petite parenthèse enchantée sous la pluie ! Nous nous lançons pour une randonnée de 10 kms traversant l’île du nord au sud. Je raconte la vie de la famille aux enfants , leurs naissances, les anecdotes de lorsqu’ils étaient bébés afin de les tenir en haleine ! Ca marche du tonnerre ! Ils en redemandent…

Lucas va courir sur la caillasse et faire un vol plané assez impressionnant d’ailleurs. il pleurera un peu et très vite, un petit bolivien d’environ 6 ans se précipitera vers lui et lui donnera son Bateau en papier qu’il tenait dans les mains afin de le réconforter. Ce geste sans sourciller, sans aucune hésitation, nous laissera tous tous bouche bée. Lucas lui tendra sa grue en origami en retour… Ces instants furtifs restent gravés dans notre mémoire et nous réchauffent le coeur.C’est un peu gnangnan mais tellement vrai.

Lucas adore l’origami qui occupe une place importante dans notre voyage (on ne le savait d’ailleurs pas aussi piqué). Lucas nouera souvent le contact avec de nombreuses personnes par ce biais là. C’est chouette. Le petit est ravi et montre fièrement sa grue à sa maman. 

La nuit sera fraiche dans un “hôtel” sans eau courante, sans électricité mais malgré tout douillet avec ses petits lits sculptés en bois et faits main, ses couvertures en alpaga tissées et colorées. Nous nous blottirons les uns contre les autres et écouteront le tonnerre se déchaîner et la pluie déferler avec fougue.  Nous nous endormons, grelotant, bercés par ce chaos extérieur.   

Cette île est belle et authentique. les boliviens ne sont pas particulièrement avenants , ils sourient peu, ne se saluent pas mais je ne sais pas pourquoi, j’ai un vrai coup de cœur pour ce pays et ses habitants que je découvre pourtant à peine. On sent une vraie tradition encore ancrée. 

Hâte de découvrir davantage le pays. Direction La Paz. 

Sinoun

La montagne arc en ciel, avis de tempête…

Mais qui a eu cette merveilleuse idée d’aller voir la Montaña Arco Iris!? Hmmm? On ne sait plus! Il s’agit d’un treck de 4 heures, avec un départ à  4200 mètres pour rallier le sommet à Vinicuña, à 5000 mètres d’altitude! Oui, le guide nous avait bien confirmé que l’on pouvait y aller avec les enfants! « Et surtout n’oubliez pas votre poncho a t’il dit » Ok, j’aurais rajouté et vos gants, vos bonnets, vos écharpes et bouteilles d’oxygène! Et si par hasard vous avez des skis, prenez les aussi, on ne sait jamais!

Bref, on se lève à 3h00 pour prendre notre mini bus, on est dans la moyenne d’âge (en prenant en compte l’âge des enfants…) Début de l’ascension à 8h00, les enfants feront l’ascension à cheval, quand même! Avec les parents qu’elle a, je crois que parfois Manon serait bien partante pour rentrer à Fontenay-sous-Bois avant l’heure… On est à 4200 m mais le soleil tape, on est vite en t-shirt, ce petit treck s’annonce sous de bonnes auspices.

La montaña colorada ou arco iris est une montagne aux multiples couleurs, entièrement naturelles,  le rouge grâce à l’oxyde de fer, le vert grâce au sulfate de cuivre ou le jaune grâce au souffre. C’est à dire que cela ressemble à cela sur les encarts des agences de tourisme.

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C’est un circuit touristique très récent, ce qui en fait un site encore bien préservé. Pour combien de temps? Je ne vous explique pas le nombre de fois ou j’ai aperçu des personnes jeter des déchets  (non dégradables bien entendu), je pense d’ailleurs qu’à un moment je vais perdre mon sang froid…

Donc, notre berger à qui nous avons loué le cheval pour la montée s’appelle Mercedes! Il tient les rennes et on le suit au pas de course pour rester au contact des enfants. J’essaye de pratiquer mon espagnol et lui demande s’il habite dans le coin. « Si aqui, un poco mas alto. Ah y cuantos habitantes viven aqui?  Siete habitantes. Siete cientos habitantes? No siete habitantes!” Hmmm ok. Je lui ai aussi demandé si ses parents aimaient bien les Mercedes mais je crois qu’il ne m’a pas compris…

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Donc, cette montée se passe bien.  La montagne ça vous gagne! Mais le temps peut être vite changeant et en tant que responsable logistique je me sens vraiment stupide de ne pas avoir pensé à prendre des vêtements plus chauds, surtout pour les enfants. Sans doute l’habitude d’être au soleil depuis le début du voyage. La Manouche commence à avoir froid, elle pleure et presque arrivée au sommet, Sinoun, affolée, se dévoue pour redescendre avec elle. Je continue avec mon Lulu qui est plus que motivé!

Nous arrivons au sommet, couvert de brume.

Diplômé ès-météo, deux roues oblige, j’aperçois la pluie au loin et presse Lucas pour redescendre. Sauf que ce n’est pas de la pluie mais de la grêle… Lucas a encore la lucidité de me demander comment se forme la grêle. On regardera sur Wikipédia, on se dépêche d’aller retrouver Mercedes qui nous attend plus bas, les chevaux ne pouvant pas accéder au sommet.

La grêle se fait plus forte, fouette le visage, le paysage se transforme et devient blanc en un rien de temps, le cheval sur lequel se trouve Lucas glisse et tombe à terre juste à côté des pierres, Lucas n’a rien, on le remet en selle mais il a peur. Il a froid aux mains, les miennes virent au bleu, il pleure, il est glacé. Je tente de le rassurer mais je sais qu’il reste encore deux heures de descente et que cela va être “chaud”… Mercedes lui passe l’un de ses vêtements, on est tous les deux vigilants et on surveille de nos quatre yeux le cheval. Mercedes nous indique qu’il y a une petite maison dans laquelle nous pourrons nous arrêter à une heure de route, je le fais savoir à Lucas (en divisant le temps par 2, oui, Sinoun a déteint sur moi ;)). La « maison » est en vue, Lucas se calme, la grêle s’atténue. Mercedes nous fait entrer dans cette petite bicoque qui ne doit pas faire plus de 20 m2, il déplace les deux marmites sur le feu pour que l’on puisse réchauffer nos mains. Un jeune enfant enveloppé dans des couvertures grelotte et sa maman lui donne des cuillères à café d’un bouillon qui semble salvateur. Une vieille dame épluche des légumes et trois enfants se chamaillent. Mercedes nous offre du thé et je comprends que nous sommes chez lui. Il demande à son fils aîné de donner à Lucas les vêtements qu’il porte sur lui pour le reste de la route. Je refuse en le remerciant vivement en lui indiquant que son fils va avoir froid aussi. Comment ne pas être ému devant tant de générosité, si rare dans nos contrées urbaines. Nous sommes trempés, la boue recouvre nos chaussures mais nous touchons au but. Nous sommes heureux de retrouver notre mini-bus pour se mettre au chaud. Je donnerai à Mercedes tous les soles que j’aurais sur moi pour le remercier de sa gentillesse et de sa bienveillance pour Lucas.

Bye bye Péru!

Les Lumas partent en Bolivie avec un peu d’avance sur le programme!

Errol

Amazonie

Nous venons de rentrer de nos 4 jours en Amazonie et je dois bien avouer que c’est le cœur lourd et la gorge nouée que j’écris ces quelques lignes . Nous y serions bien restés quelques jours de plus.

Direction le parc de Manu, situé dans les forêts pluvieuses des départements de Cusco et de Madré de Dios. Il  a été déclaré patrimoine culturel de l’humanité  en 1987 par l’Unesco car il referme la plus grande biodiversité biologique de la planète. Waouh!!!

Nous entamons notre périple en bus depuis Cusco avec 3 californiennes et avec l’équipe , Ronald notre guide , Nora notre cuisinière, Pascual notre chauffeur. C’est une vraie  expédition. Nora s’arrêtera sur la route afin de négocier du pain, de la viande, des fruits et des légumes pour notre périple.  Nous goûtons le pain de Cusco qui se mange aisément seul, qui est légèrement brioché et sucré dont les enfants raffolent.

Le voyage sera long puisqu’il prendra environ 12 heures. Nous nous arrêtons dans un petit village typique, Paucartambo, où tous les ans en juillet tient place un festival de danse traditionnelle. Le guide nous explique que chaque ville a ses propres danses, histoires. Les danseurs portent des masques, ce qui leur permet de se désinhiber.

Nous visitons un petit musée sur l’Amazonie, ses tribus, ses mystères, sa magie ! Ronald nous confie qu’il a consommé à deux reprises de l’Hayahuasca et que son esprit a communié avec la nature. Que cette expérience est extraordinaire et qu’elle nous ouvre les yeux sur le monde, sur nous mêmes. Quand on demande aux chamanes amazoniens la façon dont  ils ont découvert tous les bienfaits de  ces plantes médicinales, ils répondent à l’unanimité,  grâce aux esprits, aux entités de la forêt qui nous ont menés à ces connaissances, grâce à  la prise d’Hayahuasca.

J’avoue que ce mélange me fascine et que bizarrement mes rencontres me mènent inlassablement vers ce voyage spirituel. Il paraît qu’il vous emmène vers ce que vous voulez réellement au fond de vous. Il révèle tout votre être face à la terre, la vie, le monde, la nature dont nous faisons partie intégrante. Comment ne pas y succomber … Je sens qu’ Errol va bientôt me retrouver au fin fond de l’Amazonie convertie en chamane:)

Nous arrivons à l’orée de Manu. Nous nous baladons sur un chemin dont la végétation est dense avec ses longs arbres dont les ramifications n’opèrent que tout en haut et dont les racines sortent en dehors du sol. Ces arbres longilignes se battent entre eux. Nous découvrons quelques uns de leurs cadavres, ce qui permet aux jeunes de bénéficier d’un peu de lumière, tellement rare. Nous nous éloignons du chemin pour découvrir une chute d’eau et j’immortaliserai ce moment avec Lucas qui est surexcité ! Il se prend pour Indiana Jones.

Nous sommes au milieu de la nature brute, sauvage, tout ce qu’il aime. Nous aurons l’ occasion de voir des cock of the rock, l’animal national du Pérou et qui est surprenant . Je vous laisse juge. Nous observerons également des papillons qui se rassemblent pour mourrir. Les enfants sont subjugués.

Manon et son cher papa qui sont à la traîne seront les seuls à apercevoir des singes.

Nous commençons à entendre les cris des oiseaux … à rentrer dans le vif du sujet.

Le bus nous laisse dans un petit village, sale, authentique, des oies, des cochons, chiens et chats  cohabitent joyeusement avec ses habitants. Nous sommes tous heureux d’être la.

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Un petit bateau à moteur nous attend. Nous traversons le rio Madré de Dios (affluent de l’Amazone). Je ne suis pas rassurée le courant est vraiment très fort. Et une troupe de  caïmans blancs habitent cette rivière. Après une traversée au coucher du soleil pendant une bonne demi heure, nous nous enfonçons dans la jungle.

Sans chemin. Hostile. Ronald coupe la végétation à la machette afin de nous frayer un chemin. Les chants et autres cris animaliers sont présents et encore plus forts que je ne l’imaginais. Ils se parlent, se battent, s’intimident et ce, sur leur territoire. On se sent  étrangers et tout petits. Au bout de 10 minutes de marche, au détour d’un arbre géant et longiligne, une pelouse… une nature peu à peu domptée. Nous sommes arrivés au lodge. Il s’agit de petites cabanes sur pilotis sans électricité. Les enfants sautent littéralement de joie. Nous dînerons à la chandelle avec nos amies californiennes si expressives et optimistes (j’adore) et notre cher guide Ronald, réservé, passionné et cultivé. La nourriture est simple mais  parfaitement réalisée. Nous savourons. Puis nous nous tairons en observant un ciel sans pareil avec sa voie lactée dont nous devinerons le lama et le serpent, dense, si proche dont les étoiles par milliers scintillent. Silence complet.

Nous nous couchons de bonne heure car une fois de plus, nous quittons les lieux à 5 heures du matin. Nous nous lançons pour une bonne petite randonnée de 4 heures. Nous sommes investis par les moustiques. L’humidité est de 40 % environ et déjà nous transpirons tous beaucoup. Un arbre perd son écorce comme système de défense (il glisse), un arbre s’est rallié aux fourmis et forme une symbiose parfaite avec elles, nous mangeons des termites qui ont un goût mentholé plutôt agréable (les enfants se prêtent au jeu sans rechigner), la danse des  fourmis nous fait bien rire, les papillons sont gigantesques avec des couleurs très diverses, les oiseaux sont partout, de tailles et de robes différentes. Le colibri s’avance juste devant moi et son battement d’ailes me laisse coi….  Nous sommes tous des enfants, émerveillés devant cette nature brute.

Manon ouvre la marche pendant toute la randonnée et suscite l’admiration de tous. Nous ne sommes pas peu fier. Après cette randonnée éprouvante malgré tout, nous nous jetons tous sans aucune hésitation dans une petite rivière bien vivace et fraîche. Nous exaltons ! Que de rires à gorge déployée .

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Les enfants et Errol se reposeront toute l’après midi et je m’évaderai pour la première fois depuis le début du voyage seule pendant quelques heures. Ils me manquent.

Nous admirons des oiseaux en bateau à rame sur un lac, et nous marcherons pendant 2 heures dans la jungle. Pas de singes à l’horizon. Nous rentrons en bateau.

Les américaines repartiront le lendemain matin. Nous sommes seuls en famille avec Ronald ! Quel luxe ! À nouveau Manon tient à cœur son rôle d’ouvreuse et nous voilà partis dans la montagne pour 3 bonnes heures de marche.  Nous sommes en pleine saison des pluies et l’orage et la pluie torrentielle ont frappé toute la nuit. Je vous laisse imaginer l’ état de la  jungle dans laquelle nous grimpons. Nous escaladons des arbres morts, nous nous enfonçons dans la boue jusqu’aux genoux. C’est bien roots. Lucas commence à râler … son costume d’aventurier ne lui convient plus dans ce contexte et j’avoue que je suis prête à rendre les armes et faire marche arrière lorsque nous arrivons à un point de vue sur la rivière qui nous réconforte. Puis, on entend un arbre s’agiter, puis deux, je reçois des gouttes sur le visage, des feuilles, les singes. Oui, ce sont les singes! Ce n’est pas vrai, nous courons tous en remontant avec le peu d’énergie qui nous reste et là , un premier singe. Puis un deuxième, une maman avec son bébé singe sur le dos, le mâle alpha qui essaie de nous intimider. Il casse des branches et nous les jette dessus! Il nous regarde droit dans les yeux. Lucas et moi pleurons de joie. Nous resterons une bonne heure à les observer, à jouer avec eux en remuant les arbres. Puis nous redescendrons la montagne et ils nous suivront tout du long afin de s’assurer que nous quittons bien leur territoire ! Heureusement nous réussirons à éviter les branches tout le long ! Ce sont des singes laineux.

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Lucas ira cueillir des noix de coco sur leur arbre en montant par mégarde sur un nid de fourmis petites mais très voraces ! Il s’en souviendra et nous aussi !

L’après midi, nous pêchons. Nous attrapons un mini poisson chat que les enfants savourerons le soir au dîner. C’est le nouvel an. Nous mangeons une sorte de riz cantonnais que les péruviens mangent lors de fêtes accompagné d’un chocolat chaud. Le mélange ne m’emballe qu’à moitié mais les enfants se délectent. Nous boirons joyeusement un champagne péruvien afin de marquer le coup. Errol laissera son verre à moitié plein , c’est pour dire la qualité de celui-ci! Feliz ano nuevo 2017! Elle s’annonce plutôt bien cette nouvelle année  !!!!

Le lendemain retour en bus à Cusco toute la journée.

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Une partie de notre âme est restée là bas.

Sinoun.

Machu en ligne de mire, sensations garanties!

C’est parti pour l’Inca Jungle, un trip de 3 jours pour atteindre le graal, l’une des 7 merveilles du monde, le Machu Picchu! Mais avant cela, quoi de mieux que d’aller chercher un peu d’adrénaline! Au programme: descente a vélo sur les routes de la montagne Abra Malaga, rafting sur l’Urubamba River et Zip Line au dessus de Santa Teresa suivi de la traversée d’un pont suspendu…sensations garanties! On entend par Zipline, la tyrolienne péruvienne mais dans notre esprit, la tyrolienne c’est entre 2 arbres et à 3 mètres de hauteur. Watch the video!

Jamais deux sans trois et pour l’anecdote, après avoir réaliser la première descente avec sa soeur et le guide, Lulu avec son esprit d’ingénieur a refusé catégoriquement de continuer, malheureusement impossible de faire marche arrière… S’ensuivent d’âpres discussions, que dis-je, de négociations acharnées! Sinoun lui propose de faire la descente avec moi. “Dans ce cas je préfère y aller avec le guide!” rétorque-t’il!

Pour la 3ème, il faut choisir son camp, superman ou spiderman…La dernière épreuve, la traversée du pont suspendu a quelques mètres du sol… s’achève et s’en est fini de cette journée extrême! Ouf.

Day 2: Hydroelectrica – Aguas Caliente, the walk…

Les enfants sont ko et il faut marcher 11 kilomètres sur les rails qui mènent à Aguas Caliente, ville de départ pour rejoindre le Machu Picchu. Nous mettrons 4h, en jouant a cache cache, en suivant un petit chien errant qui sera notre guide et en tentant d’imprimer le rythme d’une famille suisse avec leurs 3 enfants, vraisemblablement plus habitué que nous aux GR!

Tout au long de la marche, on a bien du mal sur ce chemin escarpé, longeant les rails entre les montagnes, à imaginer qu’une ville existe. Et pourtant, Aguas Caliente est bien là devant nous, ville microscopique au charme vite rompu par ces milliers de touristes.

Day 3: le Machu Picchu.

Un peu d’histoire! Machu Picchu signifie “Vieille montagne” en langage Quechua. Le site a été révélé par un archéologue américain en 1911, Hiram Bingham, qui en à d’ailleurs profité pour ramener quelques souvenirs, toujours réclamés par le Pérou… Le mystère plane encore sur cette cité inca qui a pu être un sanctuaire religieux ou bien la résidence secondaire de l’empereur Pachacutec (d’où l’expression “vivre comme un pacha!??”). La cité n’a jamais été découverte par les conquistadors, raison pour laquelle elle est entièrement préservée. La roche naturelle se mêle aux constructions incas dont les pierres sont toutes issues de la montagne. Les incas provoquaient des fissures dans la roche par des chocs de température (la roche était chauffée puis refroidi avec de l’eau ou du sang!). Des rondins de bois secs étaient ensuite insérés dans la roche, puis, humidifiés, ils faisaient éclater la roche…ingénieux!

Nous avons rendez vous avec Edgar notre guide a 6h a l’entrée du site. On se lève a 4h30 pour être dans la file des bus a 5h. Les grasses mats sont rares pour le moment! Jamais vu autant de monde à cette heure ci! 5h30, on est assis confortablement dans notre car, “il n’y a pas d’écran papa?” me dit Lucas…Hmmm…

La famille suisse que nous recroiserons fera le parcours à pied! Une bonne heure de marche…”Ca se mérite le Machu Picchu” me diront-ils.

En effet. Nous avons de la chance, les conditions météo sont bonnes, le site est époustouflant.

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A bientôt pour de nouvelles aventures en Amazonie! 

Errol

Ca plane pour moi

Ca y est, nous sommes à Cusco, à 3400 mètres d’altitude . Dés que nous posons les pieds sur cette terre andine, le manque d’oxygène se fait sentir. Je commence à avoir une sensation de suffocation, je vais m’envoler, je plane. J’ai beaucoup lu sur cette ville tellement convoitée par les touristes et je me méfie donc. Mais ceci, c’était avant d’arpenter les rues de Cusco, tellement familières, une superbe architecture mixée dont les maisons des conquistadors espagnols ont été construites sur les fondations incas.

Les gens s’y sentent bien, sont heureux ici, ça se voit . Ils prennent le temps de regarder, de rire, de se poser, de s’enlacer …. Ils sont cool, c’est ça, cool, comme diraient mes amis anglo-saxons. Cette atmosphère nous enveloppe tout de suite, nous nous sentons chez nous. Malgré l’affluence de nombreux backpackers, la ville ne perd en rien de son charme qui opère encore une fois par sa mixité et sa tolérance. On ne sent aucune animosité envers les touristes, je dirai même une certaine bienveillance; peut être me trompe-je. Petits boui-boui péruviens se mêlent naturellement aux restaurants conçus pour une population occidentale vegan. Nous ne rechignerons pas d’ailleurs et succomberons à cette délicieuse tendance que j’évitais par snobisme . Le restaurant s’appelle Green Point si un jour vous allez à Cusco, il est incontournable. J’y rencontre d’ailleurs un quatrième signe du destin mais ça sera pour un autre article.

Les enfants et leur papa n’ont pas l’air de souffrir de ce manque d’oxygène même si l’on sent qu’ils se fatiguent plus vite. Personnellement, cette expérience me donne un avant goût de l’aube de mes 80 ans… Quelques pas seulement auront eu raison de moi. Nous nous écroulons.

Au réveil, nous errons dans les rues du quartier branché de San Blas, du centre historique. C’est décidé, nous fêterons Noël ici et aussi le Nouvel An. Yes!

Nous resterons 15 jours à visiter cette ville et ses environs et nous sommes ravis de nous poser un peu, ou tout du moins, nous sommes ravis à l’idée de nous poser un peu, surtout les enfants d’ailleurs.

Dans un premier temps, ce sera la découverte de la Vallée Sacrée ou la Vallée Urubamba, son superbe fleuve. Jusqu’à présent, dans mon imaginaire, la Vallée Sacrée ,  c’était avant tout ça!

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Un rêve vite esseulé car une nuit pour une personne s’élevé à 500 $.

Nous découvrons une nature enivrante, verdoyante, un Etretat andin.

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Nous passerons deux jours pleins à visiter cette vallée qui fut si faste il y a seulement 500 ans et que nous visiterons accompagnés de notre super chauffeur et guide mario bross. Les vestiges de cette civilisation sont fascinants, même pour les personnes qui ne s’intéressent pas particulièrement à la culture ou à l’histoire. Je ne fais allusion à personne en particulier. Je vous laisse juge 🙂

Nous commençons la route qui est vallonée et verdoyante. C’est assez surprenant. Ca me rappelle notre petite échappée en amoureux en Suisse à Locarno où nous étions ébahis par cette nature pure et ses vallons à perte de vue.

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L’ Urumbamba est scintillant, marron tel le Mékong mais bien plus escarpé. C’est dans cette vallée fertile, à deux pas de leur capitale, Cusco, que les Incas ont exploité ces terres considérées sacrées, représentant la Voie lactée terrestre. Nous découvrirons beaucoup de vestiges liés à l’agriculture mais aussi de nombreux lieux religieux et militaires. Les eucalyptus bordent notre route et nous rappellent à notre sacro sainte baume du tigre. L’air est chaud et humide, le soleil est au rendez vous.

Petite halte afin de faire un coucou à de jolis lamas avec un musée qui leur est consacré . Les enfants sont aux anges. On découvre entre autre que le lama est un animal sacré pour les Incas et qu’il est un des animaux éligibles aux sacrifices, plus particulièrement les mâles noirs car ils sont plus purs. Et là ça fait tilt. Pourquoi privilégie-t’on les jeunes femmes nobles pour les sacrifices Incas et les lamas mâles ? Faudrait qu’un Inca vienne m’expliquer ça.

Bref, nous nous dirigeons vers le village coloré de Pisac et ses terrasses agricoles suivant l’arrondi de la montagne, ses constructions militaires et religieuses. On pense que Pisac a été construit comme avant poste de défense de l’entrée de la Vallée Sacrée. Un petit bijou. Nous imaginons ce poste militaire inca vivre, son grand prêtre, ses agriculteurs. C’est vraiment chouette. Nous montons Lucas et moi et sommes fiers, là tout en haut!

C’est aussi là, que nous découvrons le « choqlo con queso » qui est un succulent maïs maous costaud servi avec un peu de sel et un petit bout de chèvre caoutchouteux mais qui je l’avoue, me plait beaucoup. Une vraie découverte pour toute la famille qui nous accompagnera tout au long de notre voyage au Pérou. Le village colonial de Pisac est également connu pour son marche coloré artisanal où l’on peut trouver toute sorte de vêtements en alpaga (je ne peux m empêcher de penser à OSS 117 à chaque fois que je prononce ce mot) , des trousses, des bonnets péruviens etc… C’est joli, coloré mais très touristique.

Nous reprenons la route avec notre ami Mario qui nous emmène vers les ruines d’ Ollantaytambo. Il s’agit d’une forteresse Inca où il y a eu de nombreuses batailles entre Incas et conquistadors. Ce site est magique, fait face à un panorama à couper le souffle.

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Nous déjeunerons dans ce village qui est charmant. Je regrette d’ailleurs de ne pas y être restée une nuit car son ambiance a l’air particulière et chaleureuse.

La dernière étape de cette belle journée est le village de Chinchero où l’on retrouve cette fois-ci des terrasses à angle droit. On se perd dans les ruelles du village qui est solennel et où règne une certaine mélancolie et pauvreté. Pourtant il est beau. Je ne saurai comment l’exprimer mais ce village me touche. Il est tel un village fantôme où nous ne croiserons vie humaine que tout en haut sur la grande place des festivités incas où des femmes en habits traditionnnels tissent devant nous ces nappes colorées et moroses à la fois. Nous prenons des chemins différents sans un mot et je retrouverai Errol ému aux larmes après avoir visité cette petite église intacte qui représente si bien ce mélange de croyances incas et catholique. De mon côté, je retiendrai cette vierge marie opulente, qui brille de mille feux et ces lys blancs par milliers. Ce lieu est mystique et nous y sommes restés un moment.

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Le lendemain, nous sommes toujours escortés par ces majestueux eucalyptus jusqu’au salines de Maras. Ces salines naturelles datent du temps pré-inca et sont liées à un ruisseau saturé en chlorures de sodium. Il y a plus de 4000 salines et nous pouvons observer des petites mamies en tenue traditionnelle porter des sacs de sel sur leur dos qu’ elles iront vendre au marché.

Lucas s’empresse de se faire une petite collection de sels de plusieurs salines afin de les goûter et d’en savourer chaque subtilité. Sacré lulu!

Moray fait face à la Cordillère des Andes. Cette cordillère tant fantasmée est majestueuse devant nous et en effet, elle est unique.

Nous arrivons devant ce laboratoire agricole où les Incas faisaient pousser toutes sortes de légumes afin d’obtenir les meilleures exploitations possibles. Chaque terrasse représente un climat particulier et ainsi les Incas optimisaient leurs plantations.

Ce site, au-delà de son histoire fabuleuse, nous inspirera un tas ci-dessous en image !

La Valle Sagrado aura été un beau voyage dans le temps et nous ne pouvons que trépigner à l’idée de découvrir le graal, le mystique Machu Picchu (vieille montagne).

On vous embrasse bien fort !!!

Sinoun

Treck au pays des condors

Canyon de Colca – 3 jours – 20 km – et avec les enfants! 

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Comme d’hab, ils deviennent vite les chouchous et par leur intermédiaire le lien se crée très vite dans notre groupe d’une douzaine de personnes. Sur la route, quelqu’un s’exclame “fantastica, cual es su ano!?” en voyant Manon gambader. Lucas s’est déjà fait des copines et assure lui aussi. Il faut dire que l’on s’est bien entraîné à Gréolières cet été!

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Après s’être levés à 2h30 du mat, nous arrivons à 6h à la Cruz del Condor point culminant a 3800 m. Le soleil s’est déjà levé depuis une heure et un condor apparaît, une créature majestueuse. On apprend que le condor peut voler jusqu’à 8000 m d’altitude et que son envergure dépasse les 3 m. Il représente le futur chez les incas.

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Après un copieux ptit dej, c’est parti pour 5 heures de descente jusqu’a San Juan de Chuqchu, en plein cagnard, nous finirons sur les rotules cette super journée.

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Day 2 – Direction Cosnirgua, 200 m de dénivelé positif mais on commence par le plus difficile et une piscine naturelle nous attend a l’arrivée! Le canyon est magnifique. Après un débat avant le départ porte bébé / poussette / rien du tout Manon se débrouillera toute seule, la 1ère solution que nous avons retenu est la bonne! Piscina en vue! On se jette dedans!

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Après tant d’effort, on peut manger n’importe quoi, même de l’alpaga, c’est dégueulasse me dit Lucas, effectivement je confirme.

Après une bonne sieste, foot avec les péruviens, douche froide – les conditions sont précaires, l’électricité est rationnée, on trouve des puces dans les lits…temps de l’apéro et des échanges sur les expériences de voyage de chacun. De belles rencontres.

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Day 3 – La montée vers Cabanaconde

Sinoun se lève à 4h du mat et part avec le reste de la troupe pour une montée de 2h30. Il est prévu que les enfants fassent la montée sur des mules et que je les suive à pied avec le guide. On a 1h30 de sommeil en plus 🙂

La montée ressemble aux pentes les plus ardues de la foret de Meudon avec la caillasse en plus…je suis largué au bout de 20mn…on me propose l’option mule qui peut m’accueillir en plus des sacs…elles sont rapides ces bestioles! Nous arriverons en même temps que le groupe avec quelques frayeurs! Manon tire la tronche et Lulu se marre!

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La journée se poursuivra par des vues surprenantes sur le canyon et une baignade dans des thermes chauffées par les volcans.

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Special thanks a Nathalie et Marion les orthophonistes bout en train, toujours le sourire, courageuses et avec une formation de nounous 5 étoiles! Et à nos guides Alay et Rosana au top avec les enfants.

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Retour à Aréquipa et départ pour Cusco!!

Errol

Aréquipa ciudad, ça commence à grimper…

Aréquipa est une ville perchée à 2500 m d’altitude connue pour son volcan en activité le Misti, sous le soleil toute l’année, et étrangement calme par rapport aux autres villes parcourues (les taxis n’ont pas l’air complètement cinglés…). Nous sommes contents d’être arrivés après un trajet en bus de nuit où nous aurons étés secoués dans tous les sens.

Direction l’auberge de jeunesse Arequipay backpackers, une chambre privative de 10 m2 pour 4 que l’on négocie directement sur place. On enchaine avec la visite du Santuarios Andinos, où est exposé la momie de Juanita, jeune fille sacrifiée par les Incas il y a 600 ans pour bénéficier de la protection des dieux. D’autres enfants entre 12 et 14 ans, souvent des filles et appartenant toujours à la caste la plus importante, seront retrouvés dans les montagnes de la région.

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Un peu plus loin, Santa Catalina, plus grand couvent du monde, 20000 m2! A l’époque, les filles y entraient a l’âge de 12 ans et y restaient toute leur vie, en passant les 4 premières années dans une chambre où elles ne pouvaient sortir que 2 fois par jour pour la prière, le reste du temps étant consacré à la méditation, au tricot ou a la prière, sympa! Bref, Manon est bien contente d’être née au 21e siècle!

Ces deux visites se font avec une famille française rencontrée plus tôt a la Basilica Catedral d’Arequipa, Lucas ayant sympathisé avec Théo. Cette famille voyage depuis 3 ans dans un camion 4*4 de 14 tonnes, fabriqué sur mesure! Laetitia et Pascal nous inviterons pour le diner en nous racontant leur péripéties et Lucas y restera dormir! On tentera de se retrouver au Chili.

Le lendemain on se perdra à pied dans la ville et l’on profitera de quelques points de vue muy sympatico!

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Après un gros coaching des enfants (et quelques heures d’ipad accordées…), nous prenons les billets pour un treck de 3 jours dans le Canyon de Colca, connu pour ses condors.

Et Sinoun me force à mettre ces photos, de belles pattes de poulets et de l’ail décortiqué, miam miam… pour une spéciale dédicace à sa maman. Coucou Kéo!

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Errol

Les mascottes de Paracas

Nous nous dirigeons vers Paracas qui est à deux heures de bus d’Ica où nous visiterons  le parc naturel de Paracas et les îles Ballestras.

Nous prenons un bus très tôt. Les enfants suivent avec un certain engouement contre toute attente car il est tout de même 5heures du matin. Nous prenons le bateau à Paracas, qui est une petite ville de pêcheurs sans grand intérêt, direction les îles Ballestras. Manon est toute excitée car c’est sa toute première fois sur un bateau.

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La traversée dure environ 30 minutes , les enfants sont frigorifiés mais une fois devant ces otaries que nous pourrions presque toucher du doigt, ils restent pantois, émerveillés par leurs moindres faits et gestes. Nous assistons également à un rassemblement d’oiseaux de mer  telle une vraie scène hitchcockienne !

Nous sommes sur le territoire de nombreuses civilisations pré incas et nous contemplerons un signe similaire aux lignes de Nasca qui reste mystique.

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Une fois de retour à Paracas, direction le parc national . Nous sommes avec un groupe de péruviens dont très vite Lucas et Manon deviennent l’attraction principale.

La communication se fait depuis le début de notre voyage aisément avec les péruviens et ce, car ils sont étonnés, intrigués par une famille qui voyage avec de si jeunes enfants. C’est juste génial! Nous passons l’après midi à nous émerveiller face à un désert qui borde la mer et à rire ensemble avec Iden et sa fille Nadai , Maria et Javier un jeune couple très attendrissant , ainsi que Miguel, notre cher guide .

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Nous dégustons une superbe dorade  grillée ou  plutôt quatre que nous emporterons avec un petit goût amer ( notre espagnol étant ce qu’il est, nous sommes les cibles parfaites pour nous fourguer 4 énormes dorades que nous mangerons  pendant encore  quelques jours) et nous nous baignons dans un Pacifique frais et revigorant ( environ 15 degrés ) entourés par ce paysage désertique  époustouflant.

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Hasta luego Paracas.

On vous embrasse et rendez vous à Aréquipa:)

Sinoun